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Samedi 9 juillet 2005

London's calling ... et boum !

Le terorisme, fléau non seulement de notre siècle mais depuis la nuit des temps à cette fois-ci frappée la capitale de la Grande-Bretagne, Londres.

Je vais vous épargner tout ce qui a déjà pu être dit ou cité concernant ces attentats jeudi dernier, mais j'aimerai me pencher sur quelques points assez intéressants.

Ce qui ressort de ces derniers attentats c'est que les terroristes ont saisi l'occasion du sommet du G8, sur lequel se concentraient les regards, mais aussi les mesures de sécurité, comme pour souligner la vulnérabilité à leurs yeux des pays les plus puissants, réunis à quelques centaines de kilomètres seulement des attentats, c'est un véritable défi!

Les analystes et surtout les journalistes rappellaient sans cesse qu'il était trop tôt pour désigner d'avance l'auteur de ces attenats, autrement dit Al-quaeda ... mais je pense que dans l'esprit des gens c'était bien cette thèse qui était retenue.

La méthode et la synchronisation des explosions sont une sorte de signature, mais j'ai aussi pensé à autre chose ... et si d'autres groupes, organisations ou groupuscules qui voudraient se mettre en valeur avec de tels actes pourraient en venir à imiter ce genre d'attentats terroristes, puisque l'effet psychologique est immense et aussitôt les médias s'emparrent de l'évènement pour amplifier cette peur, l'effet recherché est de toute façon de frapper un bon "coup de poing psychologique" sur les masses afin de peser sur la sphère politique et pousser les hommes politiques à regarder la réalité géo-politique en face et ainsi faire changer de politique.

On nous répete souvent que la guerre devrait constituer une solution de dernier recours après que toutes les autres options ont été considérées sérieusement. En retour, d'autres mesures ne doivent pas nécessairement avoir été testées, mais elles doivent avoir été prises en considération; cela en théorie fonctionne mais c'est justement là le problème c'est que la guerre provoquent un choc psychologique au sein des ou du peuple qui a subit les bombardements, les massacres, les sévices, les tortures, le mépris de l'occupant, les assassinats extra-judiciaires, l'injustice ...

 

Il est vrai que de la Palestine à l'Irak, en passant par l'Afghanistan et le soutien fourni par "l'Occident" à des régimes arabes dictatoriaux ou totalitaires servant les intérêts de leurs anciens colonisateurs et menant une politique répressive à l'encontre de leurs propres populations, les politiques occidentales ont contribué à susciter dans le monde musulman essentiellement arabe ( mais pas seulement ) des sentiments hostiles, en particulier envers la superpuissance américaine, fidèle allié et protecteur d'Israël. Il est tout aussi vrai que l'échec des idéologies de gauche et/ou nationalistes a entraîné dans ces pays un mouvement massif de repli sur la religion, qui reste le seul repère dans ce tourbillon de chaos.

L'occupé , comme c'est le cas en Irak, ou en Palestine actuellement, qui est prisonnier dans son propre pays ne vise alors qu'une seule chose : la vengeance !

Quelle que soit la motivation socio-politico-religieuse ou l'idéologie dont elle découle ... cet individu qui aujoud'hui n'a peut-être que 10 ans grandit dans la haine et le mépris demain il passera à l'acte, il demandera des comptes à ceux qui l'ont empêcher de vivre comme tous les autres enfants de la terre, il demandera des comptes aux occupants, à ses gêoliers, aux collabos en se vengeant, en prenant "SA revanche", il voudra leur faire du mal car lui il a mal et ce mal le suivra jusqu'à la fin de sa vie, il exprimera sa colère en semant la mort autour de lui, il sait qu'il n'a plus rien à perdre ... on lui a tout volé ans qu'il ne comprenne ni pourquoi ni quoi ... il cherchera à comprendre en se vengeant, il a mal et c'est en rendant ce mal aux autres, à ceux qu'il tient pour coupables que l'enfant martyr d'aujoud'hui sèmera la mort demain ...

Aujourd'hui tout le monde semble avoir raison, l'agresseur tout comme l'agressé et ainsi toute personne essaie de construire une histoire d'après laquelle il aurait agi d'une manière juste ou bonne, donc l'acte qui est commis est bonne si nous jugeons qu'elle est bonne ainsi et pas autrement mais cela est refusé à l'autre car l'autre ce n'est pas moi ... il ne partage pas les mêmes valeurs (!) ... oui mais qu'elles valeurs ????

Si l'autre meurt c'est de sa faute il n'avait qu'à faire attention, mais si par malchance il m'arrive un malheur, ou que j'ai un accident c'est la catastrophe, oh mais qu'elle horreur!

 

On peut continuer à répeter comme des perroquets sans cervelle incessement les slogans post 11 septembre que nous ont appris les spin-doctors de Washington ou les propagandistes de la CIA, à remettre automatiquement tout sur le dos des islamistes radicaux ( il faudrait encore bien définir ce que c'est ) ou à étiquetter chaque attentat made in Al-quada ... mais dans ce cas nous ne parviendrons pas à comprendre le "pourquoi" du problème.

Le problème est bien plus profond, il est historique, il est socio-économique et bien évidemment politique ou plus exactement géopolitique, aucun problème n'est indisociable de son histoire, de sa géographie, hors ce qui est fait actuellement c'est la mise en avant de l'émotion et du choc des images, cela masque terriblement la réalité profonde ... la dure réalité.

 

L'émotion, il faut se méfier de l'émotion en politique.

 

Rien d'éttonant que les hommes politiques d'aujourd'hui se font plus remarquer par leur populisme exacerbé et leur insistance sécuritaire plutôt que par leur intelligence et leur savoir politique.

 

Par Muratko - Publié dans : muratko
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Vendredi 10 juin 2005

Soutenons    www.etudessansfrontieres.org 

 

http://www.esf-tchetchenie.org/

 

Etudes Sans Frontières a pour objet de venir en aide aux étudiants à travers le monde, qui se trouvent privés des moyens de mener à terme leurs études par le fait de crises politiques, de conflits de diverses natures, de guerres ou de répressions.

En effet, laisser à l'abandon la population étudiante d'un pays en crise constitue un obstacle à un éventuel retour à la paix ou à la réconciliation, et lui ôte toute perspective d'avenir. C'est pourquoi encourager et soutenir l'instruction de cette classe d'âge sacrifiée est une condition essentielle à toute possibilité de reconstruction et de réorganisation d'un pays. Etudes sans Frontières entend contribuer à cette ambitieuse tâche.

Ainsi l'association vise à offrir à des étudiants en danger un accès aussi bien à des parcours de l'enseignement supérieur que de l'enseignement professionnel. Cela signifie d'une part favoriser la reconstruction des infrastructures locales par le biais de formations et d'encadrements techniques, aussi bien sur le terrain - grâce à la présence de professionnels-, qu'en Europe dans des écoles d'enseignement technique ; d'autre part, soutenir et former des enseignants, des futurs intellectuels et dirigeants capables d'ouvrir leur pays au monde.

Ce projet doit également permettre à des étudiants et des enseignants européens de s'impliquer dans des programmes de soutien, d'accueil ou d'échange, et d'en faire des vecteurs pédagogiques scolaires et interculturels. Pour cela, il s'avère nécessaire de mener des actions de sensibilisations et de développer des partenariats avec des universités et des grandes écoles européennes.

L'action d'Etudes sans Frontières repose exclusivement sur des bénévoles.

Comme toute association ayant pour vocation à devenir une ONG, Etudes sans Frontières forme une organisation politiquement non marquée. L'obtention de résultats concrets et la sensibilisation des opinions constituent la marque politique de son action.

 

Notre première mission concerne la Tchétchénie.

En Tchétchénie, le silence tue, tous les jours. Chaque semaine qui passe amenuise l'espoir de survie des jeunes de Grozny et notamment des jeunes hommes qui sont la cible privilégiée des descentes de police. Sur les cinq mille étudiants d'avant-guerre, seules quelques centaines fréquentent encore ce qui reste du campus de Grozny.

C'est cette situation d'urgence qui a mené "Etudes sans Frontières" à faire de la Tchétchénie sa première zone d'action. Ce programme comporte deux volets, le premier concernant des réfugiés politiques tchétchènes arrivés à Paris par leurs propres moyens, et le second consistant à faire venir de Grozny neuf étudiants afin de leur permettre de poursuivre leurs études en France.

 

Par Muratko - Publié dans : muratko
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Lundi 16 mai 2005

Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel .

 

 

Le courage, c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense .

 

 

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire .

 

 

Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises . En la donnant on la retire .

 

 

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir ; on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est

 

 

La classe politique en manque ... du courage !!!

 

Par Muratko - Publié dans : muratko
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Mardi 10 mai 2005

     

        A N T I S E M I T I S M E ...

 

        Le7 novembre 1938, un jeune Juif polonais, H. Grynszpan, réfugié en France

        commet un assassinat contre un conseiller de l’ambassade d’Allemagne, s’ensuit

        alors des pogroms anti-juifs partout en Allemagne en représaille …

        Les exactions sanglantes et massives contre les juifs ne commencèrent que dans

        la nuit  du 9 au 10 novembre 1938, qualifiée de Nuit de cristal du fait de progroms

        anti-juif, des milliers de vitrines fracassées et des vitraux de nombreuses synagogu        

        es incendiées.

        Ces événements sont organisés par le Dr Goebbels en réaction à l’attentat le 7

        novembre 1938 à Paris, d'Ernst von Rath, employé de l’ambassade allemande,

        par Herschel Grynszpan, juif polonais. La photographie (tirée de Ron Roizen,

       "Herschel Grynszpan: the Fate of a Forgotten Assassin", Holocaust et Genocide Studies, Vol. 1, No 2, pp. 217-238)

        montre le responsable, peu après l'attentat, dans le fourgon de la police française.

        Blessé par deux balles à l'abdomen, von Rath décéda 9 novembre

     (Cette initiative du Dr Goebbels lui coûta très cher puisque, s'il ne perdit pas son

       poste, il perdit définitivement sa place et son influence dans la cour des proches

       d'Hitler. En effet, quelle bêtise que de faire casser les vitrines de commerçants juifs dont  

       les magasins appartiennent à des Allemands; un magnifique auto-goal. )

 

       Durant ces jours d'agression organisés contre les juifs allemands, il y eut au moins

       38 morts, de nombreux blessés et environ 20'000 personnes internées dans des

       camps de concentration. Et si, avant la Nuit de cristal , des juifs se retrouvaient déjà

       dans les camps de concentration dès mars 1933, cela n'était pas la conséquence

       de leur judaïsme, mais principalement à leur appartenance aux partis communiste

       ou social-démocrate.

 

        Le drame

        Les sections d'assaut nazies (SA), les SS et les Jeunesses hitlériennes s'en

        prennent aux synagogues et aux locaux des organisations israélites, ainsi

        qu'aux magasins et aux biens des particuliers.

        Les agresseurs sont pour la plupart en tenue de ville pour laisser croire à un

        mouvement populaire spontané.

       Près d'une centaine de personnes sont tuées à l'occasion de ce gigantesque

       pogrom. Une centaine de synagogues sont brûlées et 7500 magasins sont pillés.

       Avec un certain cynisme, les nazis donneront à ces premières violences antisémites

       planifiées en Allemagne le nom poétique de «Nuit de Cristal», en référence aux

       vitrines et à la vaisselle brisées cette nuit-là.

       La communauté juive sera taxée d'une énorme amende pour cause de tapage

       nocturne (ça ne s'invente pas).

       35.000 juifs environ seront aussi arrêtés et envoyés dans des camps. Ils seront

       pour la plupart libérés contre rançon. L'extermination n'est pas encore d'actualité.

       Guidé depuis deux décennies par un antisémitisme forcené, Hitler veut chasser

       les juifs d'Allemagne. Non sans habileté, il exerce contre eux des pressions de

       plus en plus brutales, ajustées à l'évolution des relations internationales.

 

Attentat politique ou fait divers ?

      Selon l'enquête officielle consécutive à l'assassinat du jeune conseiller Ernst vom Rath, à l'ambassade  

      allemande de Paris, le meurtrier voulait tuer l'ambassadeur lui-même et, étant entré dans l'ambassade, avaitpréféré en définitive tirer sur le premier venu.
      Le meurtrier était un juif polonais de 17 ans, Herschel Grynszpan. Ses parents avaient fui en 1914

      leur pays et s'étaient réfugiés à Hanovre, en Allemagne.
      Mais Hitler ne fut pas long à les renvoyer vers la Pologne, de même que d'autres réfugiés juifs

      polonais. Beaucoup de ces malheureux, devenus indésirables dans leur patrie, errèrent longtemps

      dans le no man's land de la frontière germano-polonaise.
      C'est pour venger ses parents que Grynszpan aurait voulu tuer l'ambassadeur allemand.
       Les historiens retiennent aujourd'hui une autre version (
*), moins alambiquée et plus triviale :

      Grynszpan et vom Rath avaient fait connaissance dans le milieu homosexuel de Paris.
       Le premier, menacé de perdre sa carte de séjour et d'être expulsé du territoire, aurait demandé à

       son ami de lui procurer un visa allemand. Vom Rath ayant refusé, Grynszpan aurait décidé de le

       tuer !...

 

 

            Parralélisme :

 

 

L'affaire de l'assassinat du cinéaste hollandais Théo Van Gogh n'a pas fini de développer ses ravages, non seulement aux Pays Bas, mais aussi dans divers pays d'Europe.



La découverte du "réseau terroriste islamiste", dont l'enquête révèle les multiples ramifications et les liens avec notamment les attentats de Casablanca et de Madrid, a produit l'effet induit d'une montée de l'extrême-droite raciste et xénophobe. Les violences et les agressions contre les musulmans connaissent une flambée notamment en Hollande pourtant réputée, jusqu'à ce jour, pour sa tolérance. Il est clair que le développement du terrorisme islamiste et l'agressivité de tous les "islamismes" et autres "-ismes" aboutit à donner du grain à moudre à tous les "fascismes" passéistes et actuels.

Il est impératif que se renforce la mobilisation de toutes les forces attachées aux valeurs contemporaines pour faire pièce à ces deux menaces conjointes qui s'alimentent et se complètent et pour combattre tous les racismes.

 

Il est à noter que dans les deux cas, un assassinat est utilisé et remodelé pour servir de prétexte à l'agression d'une communauté religieuse, les Juifs en 1938 et les Musulmans en 2004, plus de 200 établissement religieux ( écoles coraniques, mosquées, etc ... ) mais aussi des locaux et maisons habités par des "Musulmans" ont été l'objet d'incendies criminelles et d'actes de sabotage, la police n'intervenant que lorsque l'atablissement en question n'est plus que cendres et fumée ...

 

Cela montre bien que n'importe quel évenement est exploitable et exploité dans le but de durcir la répression médiatique et politique envers les communautées musulmanes, car dorénavant on ne fait plus de distinction d'éthnies, mais cette islamophobie est l'évolution d'une arabophobie bien encrée en Europe , surtout dans les pays colonisateurs comme la France et la Belgique.

 

Les Pays-Bas enregistrent une montée de l’extrême-droite néo-nazie et l’assassinat du réalisateur Theo van Gogh, le 2 novembre, a entraîné une «vague de violences racistes », principalement contre les musulmans, indique mercredi le rapport périodique de la Fondation Anne Frank.
Le meurtre de Theo van Gogh, le 2 novembre dernier, au nom de l’islamisme radical, «a été suivi d’une vague de violence raciste et d’extrême-droite », précisent les auteurs du rapport réalisé par la Fondation Anne Frank et l’université de Leyde.
Ce pic de violence est intervenu alors que les Pays-Bas ont enregistré une montée de l’extrême-droite sur la période 2003-2004, en particulier au sein de certains groupes de jeunes.
L’assassinat de Theo van Gogh, dont le meurtrier présumé est un Néerlandais d’origine marocaine, Mohammed Bouyeri, a été suivi de 174 incidents racistes, «du jamais vu pour les Pays-Bas », selon les enquêteurs. Ces incidents se sont concentrés sur le mois de novembre, dans les semaines qui ont suivi ce meurtre commis au nom de l’islamisme radical.
Dans 60% des cas, les victimes sont des musulmans et dans 20% des Néerlandais de souche.
Les attaques ont visé principalement des objets ou bâtiments (66%) avec notamment 47 attaques contre des mosquées et 13 contre des églises, dont de nombreuses tentatives d’incendie.
Ces actes de violences ont été dans leur grande majorité (66%) commis hors des dix plus grandes villes des Pays-Bas alors que celles-ci comptent la plus grosse proportion de personnes d’origine étrangère, près de 50% dans certains quartiers.
Dans 15% des cas, les enquêtes pointent une responsabilité de l’extrême-droite. «L’implication de l’extrême-droite dans des violences augmente fortement », concluent les chercheurs.
Une tendance déjà constatée en 2003 et 2004, avant l’assassinat, souligne ce rapport établi à partir de données fournies par la police, les bureaux de lutte contre la discriminations mais aussi grâce à des recherches et des observations de ses auteurs.
Si les Pays-Bas comptent quatre partis d’extrême-droite dans l’ensemble peu actifs --aucun n’est représenté au Parlement-- et quelques dizaines de «skin-heads traditionnels », une nouvelle forme d’extrême-droite prend de l’importance.
Elle touche principalement des jeunes, peu tentées par un militantisme durable au sein de partis extrêmes, mais qui adhèrent à une culture de bande où les vêtements de la marque Lonsdale, très prisée des néo-nazis, sont un signe de reconnaissance.

 

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8 NOVEMBRE 2004 / RESEAU VOLTAIRE /Dans une lettre trouvée sur le cadavre du cinéaste Theo Van Gogh, son assassin menace les juifs et tous ceux qui critiquent l’islam, particulièrement la députée Ayaan Hirsi. Le procureur d’Amsterdam a confirmé que le meurtre avait été commis en pleine rue, le 2 novembre 2004, et que le suspect, de double nationalité néerlandaise et marocaine, complotait d’autres crimes avec six autres fanatiques musulmans. L’affaire semble simple et a provoqué en réaction une série de dégradations islamophobes.
Cependant à Londres, The Observer du 7 novembre affirme que tout cela n’est peut-être que maquillage. Les Pays-Bas seraient impliqués dans un trafic d’armes. Le leader d’extrême droite, Pim Fortuyn, qui s’y opposait aurait été éliminé à la demande de la CIA et avec l’assentiment des services secrets de son pays. Puis, Theo Van Gogh qui s’apprêtait à révéler le pot aux roses dans son prochain film aurait été réduit à son tour au silence.

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I S L A M O P H O B I E . . .

Des attaques massives, d'une agressivité planifiée, ont été lancées contre les sociétés arabes en général et les communautées musulmanes contemporaines en particulier , accusées d'arriération, d'absence de démocratie et d'indifférence pour les droits des femmes. 

 Ces bellicistes, fort de leur 11 septembre, ont bénéficié du renfort des chaînes de télévision CNN et Fox News aux USA mais aussi d'autres chaînes de TV et médias dans le monde entier, en particulier dans le monde occidental chrétien, ainsi que d'une myriade de radios évangélistes et conservatrices, de tabloïds et même de journaux respectables, tous occupés à recycler les mêmes généralités invérifiables afin de mobiliser l'«Amérique» contre les démons étrangers, contre l'axe du mal, à défaut d'avoir un bloc soviétique.

les nostalgiques de la guerre froide ont depuis longtemps réfléchis à ce scénario catastrophe d'une guerre de civilisatoins, ou plus exactement à unen guerre de religions dont les USA en tireront un avantage clair et net au dépens du reste du monde.

Tous ces puissants faucons nostalgique de la guerre froide se sont entourés de tels chercheurs à leur solde, les conquérants hollandais ( ce n'est pas un hasard! ) de la Malaisie et de l'Indonésie, les armées britanniques en Inde, en Mésopotamie ( guerre d'iRak ), en Egypte et en Afrique de l'Ouest, les contingents français ( malaise français et complexe algérien ! ) en Indochine et en Afrique du Nord.

Ceux qui conseillent le Pentagone et la Maison Blanche usent des mêmes clichés, des mêmes stéréotypes méprisants, des mêmes justifications pour l'utilisation de la puissance et de la violence. «Après tout, répète le choeur, ces gens ne comprennent que le langage de la force.»                             A ces conseillers s'ajoute, en Irak, une véritable armée d'entrepreneurs privés à qui tout sera confié, de la publication des livres d'école à la rédaction de la Constitution et la refonte de la vie politique, jusqu'à la réorganisation de l'industrie pétrolière...

 

 

dans le monde hypermédiatisé de l'après 11 septembre, la propagande américaine anti-musulmane à fait des merveilles, dans le ponde chrétien occidental, ou plus exactement dans le monde christianiste ( car les choses sont de plus en plus définies selon l'appartenance religieuse ! ) les Musulmans sont de plus en plus considérés comme des Citoyens «à part entière» mais ... mais ... il  y a toujours ce "mais ... " et pourtant l'Islam est toujours représenté comme une «religion» qui fait problème national, après le problème juif et la tragédie sans communes mesures de la seconde guerre mondiale et l'Holocauste des Juifs, il faut bien réinventer un problème pour que les choses évoluent n'est-ce pas ?! ... Oh et puis la mémoire est sélective et les hommes arrivent sans peine à vite oublier les choses  C'est un peu comme si, l'on admettait que les Musulmans puissent être citoyens français, belges, hollandais mais en leur demandant de «diluer» leur religiosité, de la cacher, d'en avoir honte, de ne point en parler, alors que les autres peuvent s'en donner à coeur joie et en martelant que l'Europe ne peut être qu'européenne que si elle insiste sur son empreinte catholique, etc ..., parce que la religion musulmane est toujours perçue comme un obstacle au processus d'assimilation, c'est ce que la propagande obscurantiste et négationiste imbibée de colonialisme passéiste veut nous faire croire!

   

le Musulman tend être identifié à un «bon Français, bon Belge, Bon Hollandais", à partir du moment où il se dépouille des signes de religiosité, et hop c'est fini, on ne voit plus rien, fifni les signes ostentatoires et autres références ethnico-religieuses. Le recours récurrent à des expressions, telles que «Musulmans laïques» ou «Musulmans modérés», est le symptôme de cette crispation nationale; entend-on les dénominations "catholiques modérés"  ou parle-t-on de " catolico-français " ou "christiano-Belge"?!? , cela signifie signifie par là que tous les autres Musulmans sont des «radicaux», «intégristes», voire, plus grave, des «apprentis terroristes». 

Et les Musulmans sont censées se plier à ces définitions en bloc, sinon ils s'opposent à l'intégration ( c'est un mot magique !!!! )

En fait, nous sommes encore dans une configuration assimilationniste et une vision colonialiste qui refait surface mais qui ne veut pas dire son nom. Le paradoxe est que ce sont souvent des élites laïques ou qui se présentent comme cela qui la défendent avec le plus de vigueur : au nom des valeurs de la liberté et de la tolérance, elles expriment leur rejet de tout ce qui serait contraire à la «civilisation française des lumières » ( ? ) , supposée être «la mère» de l'universalisme, mais c'est d'un monde bien réduit dont il s'agit. 

Derrière le rejet du "Musulman" ( que'est-ce que c'est ? une origine ethnique? une appartenance à une communauté religieuse? le fait d'être né dans une falmille musulmane? ..; ? ) pointe aussi le rejet du "Juif", mais là il y a un tabou. Le rejet du voile est aussi une autre manière d'exprimer le rejet de la kippa. Mais l'on peut relever une nuance de taille : dans le premier cas, on suscite une polémique médiatique et on créé une «commission de réflexion sur la laïcité» ; dans le second cas, on préfère se taire, parce que l'on a peur d'être taxé d'antisémite.

 

La majorité des musulmans, épris de paix, sont moins visibles que les fondamentalistes, parce qu'ils délèguent au politique une part de leur souveraineté. (...) Ils sont aussi moins «visibles» à cause des médias. Dans la mesure où le critère d'audience est alimenté par la peur d'un danger réel ou fantasmé. (...) Les héros négatifs de l'islamisme deviendront ainsi des héros tout court...

 

En effet, quand on voit les couvertures des magazines sur l'Islam, on se rend compte que les médias ne mettent en valeur que le côté négatif et très minoritaire de l'islamisme radical ( qui est certes une réalité ), côté négatif qui est présent chez toutes les religions, faut-il le rappeler. le problème c'est que les médias ne montrent que ça quand il s'agit de l'Islam, on remplace la menace rouge par une menace verte, il n'y a qu'à voir les couvertures du Figaro magazine ( par exemple ) , ces exemples sont nombreux, maleureusement.

 

Le sinistre Dr Goebels a laissé des traces et fait des petits  jusque dans la sphère démocratique des parlements nationaux actuels, les médias n'expliquent plus ils vendent des clichés avec photo-montages à l'appui, c'est la haine qui rapporte le plus, la surenchère médiatique envers l'Islam est totale, oui c'est bien de guerre totale que le sinistre Dr Goebels parlait, ... " on ne parle plus, on ne réfléchis plus on invective avec des slogans, des images chocs, on doit accepter ces slogans , Vous êtes ou vous n'êtes pas !! ... la presse nous demande d'accepter ces définitions sinon nous risquons d'être étiqueté de ceci ou de cela ...

"L'action civilisatrice" chère idée des colonialistes français en Algérie s'étend aujourd'hui au monde ocidental tout entier, on déplace des pays de tel continent vers tel autre, on rédéfini les cartes, on retrace les frontières, on remodèle les hommes, on légalise certaines pratiques, on installe des caméras de surveillance partout, on entre la l'intimité du Citoyen,la vie privée devient de plus en plus une idée floue et trop mal définie, les libertées sont de jours en jours bafouées au nom du sécuritarisme et les Musulmans sont de plus en plus refoulés vers des  Ghettos, de véritables Ghettos alors que l'on va librement voir le film émouvant sur la vie du pianiste Szpilmann, un survivant d'un autre Ghetto.

 

Ce n'était pas si longtemps que cela ... et c'est arrivé pas très loin de chez nous !

 

 

Par Muratko - Publié dans : muratko
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Jeudi 5 mai 2005
Le chant des partisans
 


 * Terroristes aujourd'hui, résistants hier  *

Ainsi chantaient fièrement les résistants français de la guerre 40, dans un vibrant appel à défendre chèrement les libertés du peuple. L'armée d'occupation allemande préférait évidemment les taxer de terroristes.

Ainsi étaient aussi appelés les résistants aux armées d'occupation en Algérie ou au Vietnam pour ne citer que ces deux pays.

L'histoire hoquette.
Les partisans d'aujourd'hui, les résistants aux armées d'occupation ont, une fois encore, perdu l'auréole de la résistance. C'est avec mépris et dégoût que l'on persiste à les traiter de terroristes ou "d'activistes". Leurs diplomates sont traités de propangandistes corrompus. Les citoyens de pays démocrates qui osent dénoncer la situation sont des "racistes" ou des "communistes".

 

Pierre Bailleux, le 4 novembre 2004

 

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne.
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

 

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
À la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

 

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

 

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
À ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

 

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

 

Joseph Kessel, Maurice Druont, Londres 1943   

 

 

Au temps de la France occupée, celle du régime fasciste de Vichy, les résistants étaient qualifiés de dangeureux « terroristes » , de bandits par l’occupant allemand . Pour tout occupant, les résistants à cette occupation sont des terroristes, des sauvages , des gangsters. De même, plus tard, les combattants algériens face à l'armée française. Ces rebelles étaient tout simplement des terroristes.

Aujourd’hui, les combattants tchétchènes, ces résistants face aux atrocités de l'armée russe sont qualifiés par l'occupant de " terroristes ". Ils le sont depuis longtemps d’ailleurs, puisque Tolstoï ou Alexandre Dumas parlaient déjà de la résistance tchétchène à la domination russe sur leur pays. Mais les anciens rebelles montagnards, ces "bandits" sont devenus des "terroristes" -ce qui est commode pour le pouvoir dominant et occupant.

Les palestiniens occupés et humiliés sont également des "terroristes", leur tort est de résister, autrement ils seraient de simples et braves "moutons dociles" juste bons à accepter le joug de l'occupant israélien. En sorte que l’occupant peut prétendre que sa domination est une lutte contre le terrorisme. On peut penser que –dans ce cas- la situation est, à terme, suicidaire. En effet, étant donné l’âge moyen de cette population palestinienne révoltée, les gamins qui lancent aujourd’hui des pierres (faute d’autres armes) auront –dans dix ans- l’âge d’entreprendre d’autres actions « terroristes ».

Et les Iraqiens résistants ne sont-ils pas des terroristes ? Qu’ils soient sunnites ou chiites, s’ils s’opposent à la puissance occupante (et à ses supplétifs), ils sont donc des "terroristes"; il ne peut en être autrement.
Sans parler de ces autres « terroristes » afghans, pakistanais (musulmans), colombiens (narcotrafiquants ?)… l'étiquette est automatique !
On fabrique beaucoup de « terroristes » à Gaza, en Irak, en Tchétchénie et dans plusieurs lieux de ce monde où un occupant fort prétend imposer sa manière de voir à un occupé plus faible.

On peut remarquer que l'apposition de l'étiquette "terroriste" peut changer d'une station de radio à l'autre, d'une chaîne de télévision à l'autre, la TV française qualifiait qualifié de « terroristes » les résistants libanais qui -sur leur propre terre- s’opposaient à l’envahisseur israélien.

 

Par Muratko - Publié dans : muratko
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