Dimanche 27 mars 2005 7 27 /03 /Mars /2005 00:00

 PJESMA O BOSNI

MEHMEDALIJA MAK DIZDAR

ZAPIS O ZEMLJI

Pitao jednom tako jednoga vrli pitac neki:

A kto je ta šta je ta da prostiš

Gdje li je ta

Odakle je

Kuda je

Ta

Bosna

Rekti

A zapitani odgovor njemu hitan tad dade:

Bosna da prostiš jedna zemlja imade

I posna i bosa da prostiš

I hladna i gladna

I k tomu još

Da prostiš

Prkosna

Od

Sna

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 " Pjesma Bošnjaku "

 

                                     Znaš Bošnjače, nije davno bilo,

Sveg' mi sv'jeta nema petnaest ljeta,

Kad u našoj Bosni ponositoj,

 

I junačkoj zemlji Hercegovoj,

 

Od Trebinja do Brodskijeh vrata,

 

Nije bilo Srba ni Hrvata.

 

A danas se kroz svoje hire,

 

Oba stranca ko u svome šire. [...]

 

Oba su nas gosta saletila, Da nam otmu najsvetije blago,

 

Naše ime ponosno i drago.

 02. VII  . 1891      Safet-beg Bašagić

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 PJESMA O ISLAMU

 

ISLAMU

O Islamu, vjero moja sveta,

Spasu duše griješničke moje,

Velike su Tvoje svete misli,

Tvoje ime veličanstveno je!

*

Pred propisom uzvišenim Tvojim.

Mudri razum u prašinu pada;

Zakoni su nepobitni Tvoji,

Tvoj šerijat vječita je pravda!

*

Mudrosti su veljih učenjaka

Nedobitne Tvoje tajne svete,

Ti si luča čovječanskog spasa,

Ti si izvor znanja i prosvjete!

*

Ti si knjiga svenauke svijetle,

Ti si djelo vječitoga Boga,

Kojime je nav'jestio sjajni

Preporođaj svijeta cijeloga!

*

Ti me učiš svim djelima dobrim,

Ti me učiš časti i ljubavi,

Ti me učiš da za narod živim,

Čovječanstvu da član budem pravi.

*

Dok mi dani nevidovno teku,

U nepovrat od prošlosti tajne,

Mene blaže zapovijedi Tvoje

Svete one riječi veličajne.

*

Tvojih misli božanstvenih ja ću

Bit sljedbenik uvijek valjani,

Tvoju svetu zapovijed ću slušat.

A prezirat što Tvoj propis brani.

*

Oj Islamu, vjero moja sveta,

Spasu duše griješničke moje,

Velike su svete Tvoje misli,

Tvoje ime veličanstveno je!

(1902)
 
MUSA ĆAZIM ĆATIĆ

 

www.zemljabosna.com

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Samedi 19 mars 2005 6 19 /03 /Mars /2005 00:00

«La Tchétchénie est une ligne rouge que l'Europe ne veut pas franchir dans ses relations avec la Russie»

Par Judith Rueff
vendredi 18 mars 2005 (Liberation.fr - 16:36)


 


 

anne Le Houérou, du Comité Tchétchénie, une ONG qui dénonce la guerre et les violations des droits de l'homme par l'armée russe dans la petite république du Caucase, commente la visite à Paris de Vladimir Poutine.

 

«Jacques Chirac apparaît comme l'un des soutiens intangibles au président russe parmi les dirigeants occidentaux. Ce n'est pas la première fois: après la mascarade de l'élection présidentielle en Tchétchénie l'année dernière, il avait parlé d'élection “légitime”. C'est tout à fait caractéristique de la dérive de la position française depuis le début de la deuxième guerre (1999). En France et en Europe, tout le monde fait semblant de croire à la “normalisation” décrétée par Moscou.
Le silence officiel des occidentaux sur la mort d'Aslan Maskhadov (le président tchétchène, tué par les services spéciaux russes début mars, ndlr) est assourdissant. Seuls les Polonais et les Lituaniens se sont émus de cette exécution qui va entraîner une radicalisation encore plus grande des indépendantistes. En éliminant celui qui voulait négocier, les Russes semblent vouloir jouer la politique du pire. Ils auront maintenant beau jeu de dire que les Tchétchènes ne veulent pas négocier et que la seule solution est militaire.

 

Le règne de l'hypocrisie
» En Occident, on commence à critiquer la Russie, sur le durcissement du régime ou sur la crise ukrainienne, qui a directement préoccupés les Européens, mais il y a une ligne rouge que personne ne franchit, c'est la Tchétchénie. Il existe un certain malaise face à la radicalisation islamiste de la résistance tchétchène et tout le monde se tait, au nom de la solidarité dans la lutte contre le terrorisme international. Mais on sait parfaitement que les racines du conflit n'ont rien à voir avec Al-Qaeda, même si aujourd'hui, il y a des liens avérés entre certains factions indépendantistes et des groupes islamistes. L'hypocrisie règne et une fois de plus, le président français dira à Vladimir Poutine que les violations des droits de l'homme sont regrettables et qu'il faut trouver une solution politique... C'est une jeu de dupes où tout le monde sait qui trompe qui.»

 

Le Comité Tchétchénie appelle à un rassemblement contre la venue de Vladimir Poutine à Paris, à partir de 17h sur le parvis de Beaubourg

Par Muratko Muratko - Publié dans : muratko
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Samedi 19 mars 2005 6 19 /03 /Mars /2005 00:00

L'ultime appel d'Aslan Maskhadov à l'Europe


DOCUMENT • Libération.fr publie une lettre du président indépendantiste tchétchène assassiné le 8 mars • Dans cette lettre «testament», celui qui avait appelé Moscou au dialogue demandait à l'Europe de s'impliquer dans le réglement du conflit comme elle l'avait fait avec l'Ukraine •

vendredi 18 mars 2005 (Liberation.fr - 18:35)

 

un appel pathétique. C'est ainsi que nous apparaît cette lettre du président tchétchène Aslan Maskhadov adressée à «à Javier Solana, Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune». Parvenue en Europe occidentale via les réseaux tchétchènes et les représentants en exil du gouvernement, elle est datée du 25 février. La mort de Maskhadov survient le 8 mars. De fait, cette lettre prend un relief testamentaire.

Se présentant comme «président-résistant», Maskhadov affirme sa volonté de parvenir à une solution négociée sans jamais parler d'indépendance et condamne le terrorisme. Prenant exemple sur les événements en Ukraine, il dit placer beaucoup d'espoir dans le rôle que peut jouer l'UE pour aider la Tchétchénie. C'est d'autant plus poignant que l'UE n'a guère réagi à l'annonce de sa mort brutale. Réagira-t-elle à cette lettre?.
J.-P.T.

 

A l'attention de M. Javier Solana

Haut Représentant de l'Union Européenne pour la Politique Etrangère et de Sécurité Commune

Tchétchénie, le 25 février 2005

 

Monsieur le Haut Représentant,

 

Alors que pas un jour ne passe sans faire de nouvelles victimes parmi la population civile tchétchène et parmi les combattants russes et tchétchènes, sans que des Tchétchènes, femmes, enfants, hommes, ne fassent l'objet des pires exactions qui soient, les survivants, dont moi-même, avons célébré le 10e et triste anniversaire de l'offensive militaire lancée, le 11 décembre 1994, par le Président Eltsine contre le peuple tchétchène.

 

Du million d'habitants que comptait la Tchétchénie d'alors, plus de 200.000 sont morts, 300.000 sont réfugiés en dehors de mon pays, des dizaines de milliers sont déplacés à l'intérieur de mon pays, des dizaines de milliers souffrent des séquelles des blessures reçues ou des tortures subies, des milliers d'autres sont détenus dans les prisons et les camps de « filtration » des forces armées russes ou de leurs collaborateurs tchétchènes, dans l'attente du versement d'une rançon ou, plus souvent, de la mort au terme de tortures et de privations sans nom.

 

Comme vous le savez, j'ai constamment réitéré, depuis la reprise de ce qui est appelé la deuxième guerre de Tchétchénie, à l'automne 1999, ma volonté de résoudre ce conflit et toutes les controverses qui existent entre la partie russe et la partie tchétchène au travers d'un dialogue avec les autorités russes. A ce jour, ces demandes répétées de négociations sont restées sans réponse aucune de la part des autorités russes autre qu'un discours sur une fausse normalisation.

 

En mars 2003, j'ai, par l'entremise de mon ministre des Affaires étrangères, M. Ilyas Akhmadov, rendu publique une proposition de paix qui, se faisant forte de l'expérience de la communauté internationale au Timor oriental et au Kosovo, voulait apporter une nouvelle contribution à la résolution de ce conflit en prenant en compte les légitimes intérêts en termes de sécurité de la partie russe, et les trois exigences auxquelles la partie tchétchène ne peut renoncer : un mécanisme de garantie internationale, sous une forme ou sous une autre, de tout nouvel accord entre les deux parties ; une implication directe, durant une période de transition, de la communauté internationale dans la construction d'un Etat de Droit et de la démocratie en Tchétchénie et dans la reconstruction matérielle de mon pays ; et, au terme de cette période de transition, une prise de décision finale, selon les normes internationales en vigueur, sur le statut de la Tchétchénie.

 

Malheureusement cette proposition, pas plus que les précédentes, pas plus que la toute dernière, à savoir le cessez-le-feu unilatéral que j'ai ordonné au début de cette année, ne suscita d'autres réactions de la part des autorités de Moscou qu'une nouvelle fuite en avant dans un processus de soi-disant normalisation de la tragédie de mon peuple, avec son cortège d'élections frauduleuses, de sophistication des opérations militaires, d'exactions à l'encontre de la population civile.

 

J'ai suivi avec toute l'attention que ma condition de président-résistant me permettait les événements d'Ukraine, la « révolution orange », et le rôle, décisif selon moi, joué par l'Union européenne, dans son heureux dénouement. J'ai constaté en particulier combien l'Europe pouvait être forte et efficace quand elle décidait de parler d'une même voix, au travers des interventions de différents Chefs d'Etat ou de gouvernement, ou au travers de celle de son Haut Représentant pour la Politique Etrangère et de Sécurité Commune.

 

Je n'ignore pas la complexité des relations avec ce grand pays qu'est la Fédération de Russie, ni l'importance politique et économique de ces relations. Au contraire, je crois que c'est précisément parce que ces relations sont capitales pour l'Union européenne que j'estime qu'il est fondamental et urgent qu'elles se construisent sur les seules fondations solides qui soient : celle de la liberté, de la démocratie et de l'Etat de Droit. Malheureusement, comme les événements d'Ukraine viennent de le rappeler, comme les dérives antidémocratiques en Russie nous l'indiquent depuis trop d'années déjà et comme la tragédie que subit mon peuple depuis dix ans suffirait à le démontrer, ces bases solides n'existent pas en Russie.

 

Sur le terrorisme, quotidien et massif, de l'Etat russe et de ses acolytes tchétchènes, je ne reviendrai pas. Quant aux actes terroristes perpétrés par des franges de la résistance tchétchène, je les ai, comme vous le savez, chaque fois condamnés. Et je continuerai à le faire. Il reste que ce terrorisme n'a rien à voir avec le terrorisme fondamentaliste international. Il est le fait de désespérés qui ont, la plupart du temps, perdu des proches dans des circonstances atroces, et qui estiment pouvoir répondre à l'agresseur et à l'occupant en utilisant les mêmes méthodes que celui-ci. Cela n'est pas mon point de vue et ne le sera jamais. En fait j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que les actions de la résistance tchétchène s'inscrivent strictement à l'intérieur du périmètre du droit international de la guerre. Quand j'échoue à prévenir le terrorisme, j'échoue seulement dans des circonstances où personne ne pourrait réussir. Le terrorisme à l'œuvre en Tchétchénie, qu'il soit le fait des forces occupantes ou d'éléments isolés de la résistance, naît et prospère sur la guerre, sur les violences les plus abjectes et sur les violations quotidiennes et massives des droits les plus fondamentaux. Seules la paix et la démocratie peuvent le conjurer.

 

Loin de vouloir exagérer l'importance de mon peuple dans les affaires du monde et de l'Europe, il reste qu'il est aujourd'hui victime d'une lente extermination et que la question tchétchène constitue, pour le pouvoir de Moscou, un élément clé dans son œuvre de déconstruction de la démocratie et de l'Etat de Droit ou, si l'on préfère, de construction d'un Etat autoritaire, para ou pseudo-démocratique.

Je sais que pas plus que mon pays n'est le Kosovo, la Russie n'est la Serbie. Mais je sais, parce que je l'ai vu lors de la crise ukrainienne, que lorsque l'Union européenne est animée d'une volonté, elle est en mesure de contribuer fortement à déjouer ce qui semblait inéluctable. Voilà pourquoi je me permets de suggérer qu'à travers vous, l'Union européenne se donne pour tâche d'affronter la question de la tragédie tchétchène en vue de créer les conditions pour qu'enfin puissent s'ouvrir, sous les auspices de l'Union européenne et de tout autre Etat ou organisation internationale qu'elle jugera opportun d'impliquer, de véritables négociations entre mon gouvernement et le gouvernement du Président Poutine.

 

Afin d'approfondir ces quelques réflexions, je serais très heureux si vous pouviez rencontrer, ne pouvant moi-même avoir cet honneur pour le moment, M. Oumar Khanbiev, mon représentant général en Europe et ministre de la Santé dans mon gouvernement.

 

Vous remerciant de votre attention et avec l'espoir de vous lire, je vous prie d'agréer, Monsieur le Haut Représentant, l'expression de ma plus haute considération,

 

Aslan Maskhadov
Président de la République tchétchène d'Itchkérie

Par Muratko Muratko - Publié dans : muratko
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Mercredi 16 mars 2005 3 16 /03 /Mars /2005 00:00

 

Affaire Sgrena : un médecin belge témoigne

J'ai eu l'occasion de séjourner deux semaines en Irak avec le docteur Geert van
Moorter en 2002, avant la guerre. Avec courage, il y est retourné pendant la guerre. Pour aider et témoigner. Ayant secouru un journaliste sur qui l'armée US a tiré en avril 2003, il avait recueilli des confidences de soldats US. Un éclairage utile sur l'affaire Sgrena. Geert Van Moorter est l'auteur d'un livre "Le fossé mortel : santé et développement" et d'un film

Affaire Sgrena : les USA ne veulent pas d'indiscrets en Irak
GEERT VAN MOORTER     geert.van.moorter@skynet.be

La journaliste italienne Giuliana Sgrena a été prise pour cible par les soldats
américains le 4 mars, le jour de sa libération à Bagdad.  Dans une réaction Sgrena dit que, peu avant les faits, ses ravisseurs l'avaient mise en garde :

«Les Américains pourraient encore intervenir. Ils ne veulent pas que tu reviennes. »  Selon son conjoint, l'attaque était délibérée car Sgrena en savait trop. 


 Ca me rappelle le tir contre l'hôtel Palestine, le 8 avril 2003, qui a tué deux journalistes. J'étais alors en Irak pour Médecine pour le Tiers Monde. Au moment des faits, je me trouvais deux étages plus bas et j'ai aidé au sauvetage. En guise d'excuse, l'armée américaine a dit qu'on avait tiré sur ses hommes depuis l'hôtel. Mais personne, sur place, n'a entendu de tirs. Plus tard, un soldat américain m'avait expliqué avec fierté comment, de son char, il pouvait clairement voir une tête à 2000 m. Le tankiste qui a tiré sur l'hôtel Palestine a donc pu distinguer nettement les journalistes et leur caméra. Mais le rapport secret de l'armée US conclut que ses troupes n'ont commis aucune faute.
Ce même jour, le bureau d'Al Jazeera fut victime d'un raid aérien. Un journaliste tué. Paul Pascual, de Reuters, m'a confirmé que l'armée américaine savait où Al Jazeera était installée : il avait, à la demande d'Al Jazeera elle-même, transmis les coordonnées GPS du bureau au Pentagone pour qu'on ne leur tire pas dessus.
En mars 2004, deux journalistes d'une autre chaîne arabe, Al Arabiya, ont été
abattus d'une balle dans la tête alors qu'ils faisaient demi-tour d'un check-point (barrage routier) américain auprès duquel ils s'étaient fait identifier.
En août 2004, le gouvernement irakien installé par les Etats-Unis a fermé les
bureaux d'Al Jazeera pour un mois après que le ministre US de la Défense,
Donald Rumsfeld, les ait accusés d'anti-américanisme.
Eason Jordan, directeur de l'information chez CNN, a déclaré en janvier 2005,
lors du Forum économique mondial de Davos, que plusieurs journalistes en Irak
ont été la cible de l'armée américaine. Il a démissionné peu après, suite à des
pressions. On l'a mal compris, a-t-il dit. 
La Fédération internationale des Journalistes (FIJ) accuse les Etats-Unis de
vouloir contrôler et intimider les médias en Irak. Selon la FIJ, il n'y a eu
aucune explication sérieuse, ni enquête sur la mort de 13 journalistes tués par
les troupes américaines en Irak. 

 

 Toutes des bavures ?



Qu'est-ce que les Etats-Unis ont à cacher?



En Irak, les Etats-Unis sont confrontés à une résistance croissante. Une
résistance qu'ils essaient de briser en menant une sale guerre. Ils «éliminent
les terroristes» dans des villes et villages entiers. J'ai pu voir les résultats dans les hôpitaux: de nombreux civils tués et blessés par des bombes (e.a. des bombes à fragmentation), abattus aux check-points, lors de perquisitions à domicile, en rue.

J'ai pu constater que l'armée US elle-même est un facteur d'insécurité. Ses soldats tirent sur tout ce qui leur semble suspect. Même sur les ambulances, malgré l'interdiction de la Convention de Genève. Un soldat interrogé à ce propos m'a répondu: «Cette ambulance aurait pu être pleine d'explosifs». Ils savent qu'ils peuvent agir impunément. D'ailleurs, l'exemple est venu de Bush lui-même, quand il a lancé son attaque préventive contre l'Irak.
En août 2003, j'ai demandé à un MP (police militaire) américain ce qu'il faisait s'il voyait des suspects s'enfuir. Il a répondu: «On les liquide». Il ne devait même pas rédiger de procès-verbal quand un soldat américain abattait un Irakien. Et si jamais il fallait faire un rapport, «on adapte l'histoire en disant que le type s'est enfui en tirant».
Et en novembre 2004, lors de l'assaut contre Fallujah, nous avons vu à la télé
un soldat américain achevant un blessé dans une mosquée. Il n'y voyait aucun
mal. Ce genre d'attitude n'est pas rare, en Irak occupé. Mais les images ont
fait le tour du monde, et l'homme a donc dû rendre des comptes. Fin février,
l'armée américaine l'a dégagé de toute poursuite.

Cette guerre a déjà tué au moins 100.000 Irakiens

Les actions des troupes américaines et britanniques tuent bien plus de civils
irakiens que les attentats suicides. Soyons clairs, personne ne peut approuver
des attaques contre des civils innocents, ni celles de l'armée américaine, ni
celles de certains groupes en Irak qui n'ont rien à voir avec une résistance
légitime à l'occupation. D'après la prestigieuse revue médicale The Lancet
(29.10.2004), au moins 100.000 Irakiens de plus sont morts suite à la guerre.
La moitié d'entre eux de mort violente, dont 84% des oeuvres des armées US et
britannique (4% de la résistance). Les Etats-Unis veulent cacher leur sale
guerre. Lors du siège de Fallujah, l'hôpital de la ville a été occupé, de sorte
que les récits des médecins ou les images des victimes n'ont pu atteindre le
monde. Et ce sont donc les attentats suicides qui sont aujourd'hui à la une.
En Irak, c'est aujourd'hui le chaos total. J'ai fait, avec des collègues irakiens, une enquête sur la santé en Irak. Deux ans après la chute de Bagdad, la situation est dramatique. Personne n'est en sécurité. Pouvoir d'achat, situation alimentaire et conditions de vie se sont dégradés. Plus de la moitié de la population est sans travail, donc sans revenu. Le prix de la nourriture et des transports a plus que doublé. Il y a de graves problèmes d'électricité, d'eau potable, d'eaux usées, d'ordures. Suite à cela, le taux de mortalité infantile a fortement augmenté. Et l'infrastructure médicale ne s'est pas encore améliorée.


 Les occupants semblent ne se soucier que de leurs propres intérêts et sécurité. Tout soutien à l'occupation - y compris la formation de soldats, policiers et juges irakiens, à laquelle la Belgique va participer - renforce l'emprise des Etats-Unis sur l'Irak. Une grande partie de la richesse du pays, le pétrole, risque ainsi d'aller aux multinationales occidentales. Cela ne profitera  pas à la population irakienne. Et le chaos risque de demeurer.


La plupart des Irakiens veut le départ des troupes d'occupation. Plus vite ce sera fait, plus il y aura de chances de véritable progrès pour la population irakienne.


Campagne de solidarité avec les victimes en Irak:
http://www.intal.be/fr/article.php?articleId=250&menuId=1

Par Muratko Muratko - Publié dans : muratko
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Lundi 14 mars 2005 1 14 /03 /Mars /2005 00:00

 

Pieniądze z lewej kasy

 

Hitler utworzył specjalny fundusz do korumpowania generałów Trzeciej Rzeszy

 

Sygnałem istotnego procesu, który zaszedł w świadomości historycznej społeczeństwa niemieckiego, stały się enuncjacje o mechanizmach korupcyjnych, którym bez skrupułów moralnych poddały się elity władzy Trzeciej Rzeszy, zwłaszcza generalicja. Długo panowało milczenie na ten temat, wreszcie przerwane przez nielicznych autorów (P. Meroth, W. Vogel, G. Ueberschar, F. Bajohr) spoza kręgów profesjonalnych historyków, gdyż ci z uporem prezentowali wizerunek generalicji apolitycznej (bo niby bez przynależności do NSDAP), kierującej się surowym kodeksem honorowym profesjonalnej elity, dla której busolą była wierność przysiędze. W domyśle – elity wykorzystanej wbrew jej woli przez zbrodniarza legalnie stojącego na czele państwa niemieckiego.

 

Hitler nie miał złudzeń – szybko pojął, że chociaż z zasady majętni, dysponujący najczęściej rodowymi latyfundiami, generałowie są łakomi na dobra materialne. Utworzył więc specjalny sekretny fundusz, stale zwiększając jego wielkość. W 1935 r. zamykał się on kwotą 3,3 mln marek, w 1943 r. wynosił już 24 mln, a w 1945 r., w momencie nieuniknionego już upadku sięgał 40 mln.

Generałowie, mimo że byli i tak oficjalnie hojnie opłacani (z niezliczonymi przywilejami) ze źródeł państwowych, korzystali więc z owych tajnych, ustalonych przez führera „uzupełnień”. Feldmarszałkowie i wielcy admirałowie dostawali co miesiąc „dotację”, zawsze w tej samej wysokości, gigantycznej na owe czasy kwocie 4 tys. marek (cena skonstruowanego wtedy przez Ferdinanda Porschego volkswagena garbusa wyznaczona została na 1 tys. marek!), generałowie pułkownicy otrzymywali zaś po 2 tys. marek. Dyskretnie przekazywane przez Deutsche Bank bezpośrednio na prywatne konta adresatów kwoty nie podlegały opodatkowaniu, gdy np. wynagrodzenie robotnika wyliczane średnio w skali około 90 fenigów za godzinę pracy było znacznie pomniejszane przez wysokie podatki...

Obdarowani wiedzieli, że z punktu widzenia formalnego otrzymują te pieniądze prawem kaduka, jednakże nikt nigdy nie odmówił przyjęcia. A Hitler świadomy wagi tej przynęty nie wstrzymywał przekazów nawet tym generałom, którzy znaleźli się w odstawce. Wiedział, że może nastąpić moment, gdy będą znów potrzebni, jak sprawdziło się to w przypadkach generałów pułkowników Heinza Guderiana i Johannesa Blaskowitza, jeszcze bardziej potem uległych wobec darczyńcy.

W lutym 1945 r. na tej lewej liście płac znajdowali się feldmarszałkowie i wielcy admirałowie: Gerd von Rundstedt, Walter von Brauchitsch, Fedor von Bock, Wilhelm von Leeb, Walter Model, Erhard Milch, Ernst von Busch, Georg von Küchler, Alfred Kesselring, Hugo Sperrle, Wolfram von Richthofen, Maximilian von Weichs, Wilhelm Keitel, Erich von Manstein, Wilhelm List, Hans Ewald von Kleist, Erich Raeder, Karl Dönitz, no i sam Reichsmarschall Hermann Göring (honorowany najbardziej!). Skreśleni zostali w międzyczasie nieżyjący Erwin Rommel, Walter von Reichenau, Hans Günter von Kluge i Erwin von Witzleben, a także znajdujący się w niewoli radzieckiej Friedrich Paulus. Lista ta zawierała także nazwiska 35 generałów pułkowników, z których każdy wyczekiwał upragnionego awansu na feldmarszałka.

Pikantnym faktem było, że w kwietniu 1945 r. dowódcy z listy Hitlera otrzymali kwoty podwójne – od razu za... maj!
Niemalże w ostatniej chwili na tę złotą listę załapał się przebijający się do Berlina ze swoją armią Ferdinand Schörner, który otrzymał buławę marszałkowską dopiero na początku kwietnia. Nie zdążył zaś pobrać ani jednej wypłaty Ritter von Greim (ten sam, który na wiadomość o wybuchu powstania w Warszawie proponował zrównanie miasta z ziemią przez flotę swoich bombowców), mianowany feldmarszałkiem w podziemnym schronie berlińskim niemal w przeddzień samobójstwa Hitlera i Ewy Braun. Zresztą i von Greim wkrótce potem poszedł w ślady swego wodza, odbierając sobie życie.

Przy wręczaniu okolicznościowych łapówek Hitlera w formie czeków z okazji najróżniejszych jubileuszy jego ulubieńców, najczęściej urodzin, führer ustalił sztywne taksy: feldmarszałkom po 250 tys. marek, a generałom – po 50 tys. RM. Tym Dotationen towarzyszył podpisany przez Hitlera list gratulacyjny, kończący się stereotypowym zwrotem: „Proszę traktować jako skromny znak mojego osobistego, a także narodu niemieckiego, podziękowania to, że z okazji jubileuszu spróbuję być nieco pomocnym Panu w kształtowaniu życia prywatnego...”.

Hitler wręczał swoim ulubieńcom także cenne dzieła sztuki. Np. wielki admirał Raeder otrzymał (oczywiście niezależnie od czeku) obraz zakupiony za 37 tys. marek, feldmarszałek von Brauchitsch dzieło malarskie za 12 tys. marek, a feldmarszałek Sperrle – aż za 95 tys. Wszystko to działo się w czasie, gdy narzucanym z góry nakazem patriotycznym miały być skromność i powściągliwość w korzystaniu z dóbr doczesnych, gdy oszczędzanie było hasłem dnia, a samoograniczenia cnotą, i gdy pod koniec Rzeszy wstrzymywano awanse i przeszeregowania kadr, by nie obciążać tym napiętych budżetów, gdy zwlekano z wypłatami. Dla tych na samej górze był to czas bezwstydnego bogacenia się.

 

Pieniądze zresztą nie wyczerpywały przejawów hojności Hitlera. Generałowie nieposiadający dóbr rodzinnych (byli w mniejszości) otrzymywali je, ci zaś, którzy byli dziedzicami włości ziemskich, decyzją führera rozszerzali stan posiadania. Niektórzy, np. feldmarszałek von Leeb czy jego kolega Keitel, nawet nie czekali na gest Hitlera – sami przejmowali inicjatywę, wymuszając dary w naturze.
Mistrzem nad mistrzami okazał się Wilhelm Keitel, szef Wehrmachtu, druga po Hitlerze osoba w armii niemieckiej. Nie usatysfakcjonował go czek na ćwierć miliona marek z okazji jubileuszu 60-lecia. Ta tęga strategiczna głowa uknuła intrygę. Przed swoim przyjacielem, totumfackim Hitlera, ministrem Lammersem, który „trzymał kasę”, biadolił (niby w tajemnicy, ale tak, by to doszło do wodza), że chciałby rozszerzyć poojcowski majątek w Helmscherode o pobliskie lasy, ale to przekracza jego możliwości finansowe. Ma ledwie ok. 50 tys. marek. Tymczasem jeden las (173 ha) już pochłania jego oszczędności, a przecież chodzi o drugi las (246 ha) wyceniony na kwotę 739 tys. marek... Lammers oczywiście opowiedział führerowi o „zmartwieniu” Keitla, a ten kazał pokryć koszt zakupu lasów, tak że nawet „własny wkład” w postaci 50 tys. pozostał w kieszeni Keitla...

Na tym nie koniec. Keitel wdał się w pieniackie spory o umorzenie opłat administracyjnych, oskarżając także władze w Hanowerze o utrudnianie mu przejęcia zakupionych obszarów leśnych. Urzędnicy bronili się, wyjaśniając, że to czynniki obiektywne uniemożliwiają dopełnienie formalności. Otóż urząd został zbombardowany, a dokumenty spalone, do tego personel właściwego nadleśnictwa wysłano na front, zaś urzędnicy instancji nie mają samochodu, by dojeżdżać do włości feldmarszałka... Działo się to przecież w momencie nadciągającej klęski. Herr Feldmarschall, jak widać, nie miał wtedy innych kłopotów.
Osławiony gen. płk Heinz Guderian, twórca nowoczesnych koncepcji użycia broni pancernej i Blitzkriegu, chętnie rozpisywał się o swoich dokonaniach na polach walki, ale jakoś zapomniał o sprawności, z jaką zabiegał o włości z łaski Hitlera.

Gdy ten zadecydował wreszcie o obdarowaniu Guderiana majątkiem ziemskim i pozwolił mu samemu wybrać taki łakomy kąsek – Herr General ruszył na poszukiwania, choć czas ku temu był niesprzyjający – koniec 1943 r. Zachował się dokument, z którego wynika, że jeden z gauleiterów na wschodnich obszarach Rzeszy zirytowany natarczywością Guderiana napisał skargę do Berlina, że ten, w sytuacji gdy wszyscy zajęci są organizowaniem systemu obrony przed wrogiem zbliżającym się od wschodu, wraz z rodziną rozjeżdża się po podległym obszarze, poszukując godnego siebie majątku, odciągając kadrę od spraw ważniejszych...

Hitler był dobrym psychologiem. Kierowało nim przekonanie, że jeszcze bardziej zwiąże ze sobą generalicję, gdy wykaże, że rodziny tych, którzy padną w wiernej służbie, będą odpowiednio uhonorowane. Gdy więc oddany mu bezgranicznie feldmarszałek von Reichenau miał śmiertelny udar mózgu po „zdrowotnym” joggingu leśnym pod Połtawą w 40-stopniowym mrozie, w styczniu 1942 r., jego rodzina otrzymała od führera majątek wartości 1,1 mln marek.

Były przypadki, że hojne dary Hitlera wprowadzały jego paladynów w stan euforii deformującej trzeźwe myślenie, czego klasycznym przykładem okazał się Grossadmiral Raeder. Gdy z okazji 65-lecia otrzymał 24 kwietnia 1941 r. od wodza czek ćwierćmilionowy, ogarnięty uczniowskim pragnieniem odwdzięczenia się w postaci wiekopomnego czynu już następnego dnia wydał rozkaz, by pancernik „Bismarck”, chluba marynarki niemieckiej, wyruszył w rejs bojowy na Atlantyk. I to w sytuacji gdy rejs od wielu tygodni odraczano z powodu braku dostatecznej liczby okrętów eskortujących kolosa, będącego łatwym obiektem lotniczego ataku torpedowego. „Bismarck” poszedł w bój, by wkrótce znaleźć się wraz z całą prawie załogą na dnie Atlantyku...

Część tych spraw ujawnił najpierw tygodnik „Der Stern”, którego dziennikarz Peter Meroth wyłuskał z archiwów dokumenty świadczące o łatwo dającej się skorumpować generalicji. Jego głos jednakże nie znalazł początkowo słuchaczy. Ujawnione fakty były zbyt szokujące, odbiegały od stereotypów postrzegania dostojnych generałów, z których część stawiano po wojnie za wzorzec dla Bundeswehry, o których pisano hagiograficzne rozprawy i którzy sami chwytali za pióro, prezentując się jako wodzowie bezinteresownie oddani ojczyźnie.

Utrwaleniu takiego wizerunku sprzyjało z pewnością i to, że wśród spiskujących przeciwko Hitlerowi w lecie 1944 r. znalazło się wielu wysokich oficerów o arystokratycznym rodowodzie, uchodzących za rycerzy bez skazy. Ta okoliczność musiała krępować chętnych do odbrązawiania obrazu najwyższych elit armii, nie zachęcała do grzebania w brudach.

Ale czasy się zmieniły. Szok, jaki przeżyli Niemcy z powodu wielkiej wystawy ukazującej, jak zbrodniczy był Wehrmacht, jeszcze skuteczniej usunął skrępowanie, prowokując do coraz to nowych trudnych pytań i prezentowania wreszcie pełnej prawdy.

 

JANUSZ ROSZKOWSKI

kiosk.onet.pl

 

Par Muratko Muratko - Publié dans : muratko
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