Je l'ai appris un peu par hasard ou peut-être pas vraiment par hasard ... comme chaque matin
avant d'aller au boulot j'ai ouvert la porte de ma petite cuisine, j'ai ouvert le poste radio ... il y était
question du décompte macabre du "N"ième attentat à Bagdad et du reste et l'annonce ou le rappel
de LA nouvelle du jour,
le décès de l'abbé Pierre ... je me suis arrêté ( j'étais en train de préparer du café ) ...
j'ai ressenti beaucoup de tristesse, puis je me suis rassis ...
en silence, je continuai a écouter les nouvelles et recherchai une station qui devait certainement
donner une émission spéciale en mémoire à l'abbé Pierre, je savais qu'il était déjà très vieux, et
que tôt ou tard il s'en irait, c'est notre lot à tous, mais il est toujours difficile d'encaisser le départ
d'une personne qu'on aime et qu'on respecte ...
j'ai pensé à tous ceux que l'abbé avait aidé et sauvé de la misère, qu'allaient-ils faire maintenant ?!
C'est un peu simplet comme réflexion mais il était tellement présent dans ce combat
humain et humaniste qu'est le combat pour le droit au logemnt, son "permis de vivre"
... si après un demi siècle l'abbé Pierre malgré son âge avancé poursuivait son
combat c'est que cette lutte pour le droit aux plus pauvres ne venait à peine de
commencer et qu'il était assez seul ... mais oui, bien évidement depuis 1954 il y
a eu bien d'autres organisatsions qui ont pris le relais, l'abbé a été épaulé par
bien des personnalités françaises et étrangères ... mais lui le résistant, le
combattant de la misère se sentait bien seul dans son combat.
Hier soir, j'ai regardé le film qui lui avait été consacré, "hiver 1954, l'abbé Pierre"
magnifiquement interprété par Lambert Wilson ... j'avais lors de la première retransmission
du film raté le début ... cette fois-ci je n'ai pas raté une seule seconde du film.
L'abbé Pierre est mort au moment même où les pouvoirs publics français voulaient
rendre effectif un principe pour lequel il s'est battu toute sa vie : le droit au logement.
Je n'arrive pas à imaginer que dans un pays riche, oui très riche même, comme la
France des gens continuent à se battre pour avoir un droit à la vie, c'est-à-dire
un droit au logement car sans logement pas d'adresse, sans adresse pas de travail,
pas de travail ... et sans travail et étant dans la rue, démuni ... et bien tu crèves
incognito un soir d'hiver!
Jusqu'au crépuscule de son existence, il a défendu les sans-abri et les mal-logés,
les démunis, ceux que la société ne voulait pas voir,ceux qu'on essaie d'éviter même
du regard dans la rue, l'abbé Pierre s'est battu jusqu'au bout.
Même diminué, il avait tenu, en janvier 2006, à se rendre à l'Assemblée nationale
pour s'opposer aux députés qui voulaient vider de sa substance la loi obligeant
plusieurs centaines de communes à construire des logements sociaux sur leur territoire.
L'abbé Pierre est mort, lundi 22 janvier, à 5 h 25 à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris,
où il avait été admis huit jours plus tôt. Il avait 94 ans.
J'ai revu des reportages et une émissionsur France 2 qui l'ui était consacré, un débat
entre des gens illustres qui le connaissaient de son vrai nom,Henri Grouès a toujours
été un résistant.
Depuis lonttemps il appelait la mort la "rencontre avec l'Amour absolu.", il disait
encore ceci: "Notre sœur la mort"
Henri grouès est né à Lyon, le 5 août 1912, dans une nombreuse (huit enfants), riche
et pieuse famille bourgeoise.
Après il opte, à 19 ans, pour l'ordre des capucins – distribuant sa part d'héritage
aux nécessiteux de Lyon –, il faut toute la persuasion de son directeur pour qu'au
bout de sept ans Henri Grouès se résigne à quitter la vie monastique, sous peine
d'y laisser sa santé. Mais, répétera-t-il, "si je n'avais pas eu ce désert de vie,
de renoncement permanent dans l'Amour, dans la perception de l'Adorable, je n'aurais
pas pu traverser ma vie ultérieure sans être brisé".
La maladie s'acharne : vingt-deux mois d'hôpital, six opérations, entre 1954 et 1958,
lorsqu'il s'écroule d'épuisement physique et psychique, après cette folle période qui
a vu, selon son expression, "l'insurrection de la bonté" en faveur des sans-logis.
Beaucoup plus tard, l'abbé Pierre souffrira de la maladie de Parkinson, dont les
médecins stopperont l'évolution. En 1991, il sera la victime d'un accident cardiaque.
Ironie du sort, une diphtérie le sauve, durant l'été 1943, quand il est transporté en
clinique, peu avant que la Gestapo ne fasse irruption dans son presbytère, à Grenoble,
où il a été nommé vicaire, après avoir été ordonné prêtre en août 1938. Grenoble est
la plaque tournante de son activisme de l'ombre : il participe à des coups de main,
crée le premier refuge pour réfractaires au STO, fonde un journal clandestin, L'Union
patriotique indépendante.
Arrêté et évadé deux fois, il rencontre le général de Gaulle à Alger le 17 juin 1944.
Le gouvernement provisoire le nomme aumônier général de la marine. Des tâches d'information
l'amènent à parcourir, en 1945, l'Afrique francophone.
Sa prédiction s'est réalisée : gamin, il avait claironné qu'il serait "missionnaire, marin
ou brigand". "Brigand", il se réjouissait de l'avoir été aux yeux de la Gestapo et de
la police de Vichy.
Parce qu'il a, pratiquement jusqu'au bout, déployé une énergie étonnante, et parce qu'il
a traversé le XXe siècle, la précarité de sa santé était méconnue de l'opinion.
Car cette fragilité n'a presque jamais empêché l'abbé Pierre de monter en première ligne
pour appuyer une cause et même d'observer encore, à 70 ans passés, des grèves de la faim
pour dénoncer une injustice. Les repos forcés ne pouvaient pas, chez lui, être oisifs.
Témoin, la révélation de sa vie : à Pâques 1927, de retour d'un pèlerinage à Rome, il
éprouve, en priant à Assise, une exaltation "indescriptible", qu'il ne s'explique pas.
L'illumination naît peu après, au cours d'une convalescence, à la lecture d'un gros
ouvrage sur saint François d'Assise.
Henri Grouès a à peine 15 ans. Son chemin spirituel est tracé.
Bâtir, encore et toujours, devient l'altruiste obsession de l'abbé Pierre.
Poussé par ses amis résistants, il est élu, à la Libération, député indépendant de
Meurthe-et-Moselle (il rejoint le MRP en 1946, puis la Gauche indépendante socialiste en
1950 avant d'être battu en 1951).
Pour être proche du Palais-Bourbon, il retape, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis),
un pavillon délabré, qui devient un lieu de réunion pour des équipes ouvrières et une
auberge de jeunesse.
A l'été 1949, c'est la rencontre, dans le voisinage, avec un ex-bagnard qui a tenté de
se suicider. "Moi, je n'ai rien à te donner, lui dit l'abbé Pierre. Toi, tu n'as rien à
perdre puisque tu veux mourir. Alors, donne-moi ton aide pour aider les autres."
Georges sera le premier compagnon d'un havre qu'à Pâques 1950 l'abbé Pierre baptise
"Emmaüs", en référence à l'Evangile (Luc, 24).
Georges se souviendra : "Ce qui me manquait, ce n'était pas seulement de quoi vivre,
c'était aussi des raisons de vivre."
Une petite communauté se forme, née du hasard et de la nécessité, sans que l'abbé Pierre
l'ait conçue comme un projet, encore moins comme une œuvre de charité.
Les débuts sont aventureux : repris de justice, alcooliques, miséreux; promiscuité, bagarres,
dénuement.
Les pionniers d'Emmaüs n'étaient pas des enfants de chœur; ils se sont révélés hommes de cœur.
N'était admis que celui qui acceptait de travailler plus que pour sa seule subsistance.
L'abbé Pierre avait une devise, "Hommes debout", et une maxime : "La lutte pour mon pain,
ce peut être du matérialisme; la lutte pour le pain des autres, c'est déjà du spiritualisme."
Une famille, expulsée en plein hiver est recueillie en 1951. Les compagnons lui érigent un abri.
Leur vocation de bâtisseurs est née. Elle ne s'exerce pas toujours dans les règles de l'art
et de la législation, mais les autorités ferment les yeux, déchargées à bon compte d'un milieu
que l'on ne nomme pas encore le quart-monde, mais qui y ressemble comme deux fleurs de misère.
Le bouche-à-oreille et… les services sociaux dirigent des sans-logis vers Emmaüs.
Baraquements en bois ou en tôle, puis petites maisons en dur s'élèvent à Neuilly-Plaisance,
à Pontault-Combault, au Plessis-Trévise. Mais la trésorerie de la communauté est souvent à
sec et l'abbé Pierre mendie sur les Grands Boulevards à Paris.
Cela donne l'idée à deux de ses compagnons d'enseigner autour d'eux leur savoir-faire : les
chiffonniers d'Emmaüs prennent ainsi place aux côtés des bâtisseurs ; quelque 150 familles
sont tant bien que mal relogées. Par la puissance de sa colère et de son message, l'abbé Pierre
va provoquer un raz-de-marée de générosité en France durant l'hiver 1954.
L'abbé Pierre le ressassera : sans l'obscur labeur accompli depuis 1949, sans la solidité
des liens tissés au quotidien, "rien ne se serait produit cinq ans plus tard". Emmaüs ne
serait pas passé, selon sa formule, "des catacombes à la vaticanisation", essaimant dans
le monde entier pour compter aujourd'hui 350 communautés, dont 110 en France.
L'abbé Pierre n'avait pas conservé, de la bienfaitrice déferlante de 1954, que des images
heureuses. Plus encore que les graves ennuis de santé qui en étaient résultés, il déplorait
alors sa "tumultueuse célébrité" et décidait de s'éclipser du champ médiatique français.
Pendant trois longues décennies, on ne le reverra que très épisodiquement sous le feu des
projecteurs, pour s'indigner de "la détresse du peuple bengali" (1971) ou de la "tragédie
des boat people" (1979). Il visite, en y travaillant souvent de ses mains, les communautés
Emmaüs dans 35 pays, donne de multiples conférences, se rend aux Etats-Unis et au Canada,
où, devant des parterres médusés, il fustige les nantis et exhorte la jeunesse à se mobiliser
"non pour l'argent, mais pour l'Amour".
Il élabore un "manifeste universel", adopté en 1969 à Berne par la première assemblée mondiale
d'Emmaüs.
Cette profession de foi prescrit, dans son article premier, que soient "servis premiers les
plus souffrants".
En la rédigeant, l'abbé Pierre s'est souvenu de son père qui, le dimanche matin, allait laver
et raser les indigents.
Phénomène rarissime : lorsqu'il revient, en 1984, à l'âge de 72 ans, sur le devant de la scène
publique, la mémoire collective se rappelle d'emblée ce visage diaphane aux joues mangées d'une
barbe qui a blanchi, ce regard bleu en constante alerte et interrogation, cette frêle silhouette
coiffée d'un éternel béret, revêtue d'une soutane dont l'abbé Pierre n'a jamais, par commodité,
abandonné le port, cette pèlerine jetée en coup de vent sur les épaules, ces gros souliers
autrefois maculés de la boue des bidonvilles et cette voix de tribun qui contraste tant avec
ce profil transparent. Tout se passe comme si, au fil du temps, les générations s'étaient
inconsciemment transmises le message du 1erfévrier 1954. Trente ans après, le fondateur d'Emmaüs
retrouvait immédiatement l'oreille de la jeunesse française.
Une sombre histoire, en 1984, le décida, malgré lui, à un médiatique retour en force.
L'école parisienne Hypérion était fortement soupçonnée par les autorités italiennes d'être une
base des (anciennes) Brigades rouges.
L'un de ses enseignants, Vanni Mulinaris, en voyage à Udine (Frioul), est arrêté et incarcéré sous
l'accusation de terrorisme. L'abbé Pierre connaît personnellement ce professeur; pour lui, il s'agit
d'une "violation des droits de l'homme".
Il harcèle les pouvoirs publics des deux côtés des Alpes. Vanni Mulinaris est libéré, après trois
ans de prison, sans jugement.
La même année, au Palais des congrès à Paris, devant 3 000 personnes muettes d'attention, l'abbé
Pierre s'insurge cette fois contre "le scandale de la destruction des surplus agricoles" et il
annonce l'instauration de la première banque alimentaire française. Coluche s'en inspira dès 1985
pour créer les Restaurants du cœur. Imperméable à l'humour du fantaisiste, mais sensible à sa
mordante lucidité, l'abbé Pierre soutint son initiative.
En mars 1986, Michel Colucci frappa à sa porte pour lui remettre un chèque de 1,5 million de francs.
Trois mois plus tard, Coluche se tuait à moto. L'abbé Pierre a célébré la messe des funérailles.
L'un et l'autre ont été des phénomènes médiatiques. A son corps défendant, estimait le fondateur
d'Emmaüs. Au soir de sa vie, il confiait : "Je suis las de tout ce qui m'a mis en spectacle", et
il reniait son propre "mythe". Il avait sollicité les médias en 1954, ceux-ci ne devaient plus
lui laisser de répit, trente ans plus tard, jusqu'à ce qu'il prenne, à partir de 1994, quelque
distance avec la télévision. Au cours d'une émission publique, il avait été hué, pour la première
fois, par une sotte partie de l'assistance, pour avoir, restant dans son rôle de prêtre, déclaré
que "la fidélité" demeurait le meilleur rempart contre les maladies sexuellement transmissibles.
Mais, surtout, pendant cette décennie (1984-1994), il a été la conscience de la société française.
Pour lui, c'était "un devoir" de s'enflammer devant stylos, micros et caméras, dès que pointait
le spectre d'une injustice. "Voix des hommes sans voix", comme il aimait se définir, ses colères
étaient toujours spontanées. Elles ont fait réfléchir et fléchir plus d'un responsable politique,
de gauche comme de droite. Le 14 juillet 1992, promu grand officier de la Légion d'honneur à la
veille de son80 e anniversaire, il refusait de porter l'insigne tant que trois cents familles
africaines, mises à la rue et campant depuis trois mois sur l'esplanade de Vincennes, ne seraient
pas relogées. Dans les 24 heures, le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy mettait deux
immeubles inoccupés à leur disposition.
Le 18 décembre 1994, l'abbé Pierre accompagnait des militants de Droit au logement (DAL) qui
envahissaient un bâtiment de la rue du Dragon, à Paris (6e). Dans la soirée (un dimanche), il
était reçu par le premier ministre, Edouard Balladur, qui garantissait la non-intervention des
forces de l'ordre. Le lendemain, Jacques Chirac, alors maire de Paris, renchérissait – en pleine
campagne présidentielle, il est vrai –, en accédant à une revendication de DAL : une ordonnance
de 1945 sur la réquisition de locaux vacants était remise en vigueur.
L'abbé Pierre était un politique habile. Il savait jouer de son charisme sans céder aux sirènes
politiciennes. "On me dit 'de gauche', ça me fait sourire. Droite, gauche, je n'en sais rien, a-t-il
écrit dans Testament. Mon choix est de montrer la réalité telle qu'elle est et de faire percevoir
les priorités." Son indépendance d'esprit lui a permis, au fil des scrutins, d'interpeller les
candidats sur le sort des plus démunis, notamment lors des divers projets de loi contre l'exclusion.
Il commit un faux pas lorsque, en avril 1996, il apporta son soutien au philosophe négationniste
Roger Garaudy. Cruelle et douloureuse aberration : celui qui, entré dans la Résistance dès juillet
1942, avait sauvé de nombreux juifs en les faisant passer en Suisse et en Espagne; celui qui avait
toujours pourfendu les idées d'extrême droite, comparant publiquement Jean-Marie Le Pen à Mussolini;
celui qui proclamait qu'"être raciste, c'est se tromper de colère"; celui-là même s'égarait, à
l'âge de 83 ans, dans une cause antisémite. Certes, après trois mois d'une pénible polémique, l'abbé
Pierre exprimait un total repentir. Mais un trouble profond avait été jeté, pas seulement chez les
croyants.
Par la suite, ses interventions publiques se firent de moins en moins fréquentes à mesure que le
poids des années s'alourdissait. Mais il trouvait, de temps à autre, suffisamment de forces pour
prendre la défense des déboutés du droit au logement. En juin 1999, il attira l'attention du maire
de Paris sur le sort d'une quarantaine de familles qui campaient dans le 11e arrondissement de Paris.
En novembre 2002, il se rendit à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dans un bidonville occupé par des
familles roumaines, afin de dénoncer le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la sécurité intérieure.
il lança, du Trocadéro, en février 2004, un nouvel appel en faveur des plus démunis, fustigeant l'égoïsme
de ceux qui empêchent les réquisitions d'habitations vides et la construction de logements sociaux.
Le fondateur d'Emmaüs portait un regard clairvoyant sur la société, sur l'évolution des mœurs et de
la sexualité. Reconnaissant sans fausse pudeur que "le plus douloureux à vivre, ce fut vraiment le
vœu de chasteté, qui conduit à renoncer à la tendresse d'une femme", il prenait en compte le vécu
humain, qu'il s'agisse de la contraception, de l'avortement ou de l'usage du préservatif pour se
protéger du sida : "Risquer de contaminer quelqu'un sciemment, jugeait-il, c'est criminel."
Ni sa sensibilité aux troubles de la société ni ses franches critiques à l'égard des fastes de
l'Eglise catholique ne lui ont jamais fermé les portes du Vatican. Il a été fraternellement reçu
par tous les papes de l'après-guerre. "Vous êtes mon charbon ardent", lui avait dit Mgr Roncalli,
alors nonce à Paris, futur pape Jean XXIII. L'abbé Pierre a aussi dialogué avec la plupart des
grands de ce monde, prêchant pour un gouvernement fédéral à l'échelle planétaire, "respectueux
des diversités humaines, mais capable d'imposer une loi commune minimum".
L'abbé Pierre a été l'un des tout premiers à comprendre que la pauvreté nécessitait une approche
fondamentalement différente d'un assistanat paternaliste, voire humiliant. Le fondateur d'Emmaüs
ne parlait pas souvent de Dieu avec ses compagnons, mais il leur avait révélé ses "trois certitudes".
"Malgré toutes les atrocités, malgré la souffrance de tant d'hommes et de femmes (…), oui, je
crois que l'Eternel est Amour quand même, que nous sommes aimés quand même et que nous sommes libres quand même.".
L'abbé Pierre est allé à la rencontre de l'amour absolu ... reposes en paix homme de foi, reposes
en paix frère des hommes ... la relève sera assurée ... un homme est tombé, un autre prendra sa place ...!
Commentaires