London's calling ...
London's calling ... et boum !
Le terorisme, fléau non seulement de notre siècle mais depuis la nuit des temps à cette fois-ci frappée la capitale de la Grande-Bretagne, Londres.

Je vais vous épargner tout ce qui a déjà pu être dit ou cité concernant ces attentats jeudi dernier, mais j'aimerai me pencher sur quelques points assez intéressants.
Ce qui ressort de ces derniers attentats c'est que les terroristes ont saisi l'occasion du sommet du G8, sur lequel se concentraient les regards, mais aussi les mesures de sécurité, comme pour souligner la vulnérabilité à leurs yeux des pays les plus puissants, réunis à quelques centaines de kilomètres seulement des attentats, c'est un véritable défi!
Les analystes et surtout les journalistes rappellaient sans cesse qu'il était trop tôt pour désigner d'avance l'auteur de ces attenats, autrement dit Al-quaeda ... mais je pense que dans l'esprit des gens c'était bien cette thèse qui était retenue.
La méthode et la synchronisation des explosions sont une sorte de signature, mais j'ai aussi pensé à autre chose ... et si d'autres groupes, organisations ou groupuscules qui voudraient se mettre en valeur avec de tels actes pourraient en venir à imiter ce genre d'attentats terroristes, puisque l'effet psychologique est immense et aussitôt les médias s'emparrent de l'évènement pour amplifier cette peur, l'effet recherché est de toute façon de frapper un bon "coup de poing psychologique" sur les masses afin de peser sur la sphère politique et pousser les hommes politiques à regarder la réalité géo-politique en face et ainsi faire changer de politique.
On nous répete souvent que la guerre devrait constituer une solution de dernier recours après que toutes les autres options ont été considérées sérieusement. En retour, d'autres mesures ne doivent pas nécessairement avoir été testées, mais elles doivent avoir été prises en considération; cela en théorie fonctionne mais c'est justement là le problème c'est que la guerre provoquent un choc psychologique au sein des ou du peuple qui a subit les bombardements, les massacres, les sévices, les tortures, le mépris de l'occupant, les assassinats extra-judiciaires, l'injustice ...
Il est vrai que de la Palestine à l'Irak, en passant par l'Afghanistan et le soutien fourni par "l'Occident" à des régimes arabes dictatoriaux ou totalitaires servant les intérêts de leurs anciens colonisateurs et menant une politique répressive à l'encontre de leurs propres populations, les politiques occidentales ont contribué à susciter dans le monde musulman essentiellement arabe ( mais pas seulement ) des sentiments hostiles, en particulier envers la superpuissance américaine, fidèle allié et protecteur d'Israël. Il est tout aussi vrai que l'échec des idéologies de gauche et/ou nationalistes a entraîné dans ces pays un mouvement massif de repli sur la religion, qui reste le seul repère dans ce tourbillon de chaos.
L'occupé , comme c'est le cas en Irak, ou en Palestine actuellement, qui est prisonnier dans son propre pays ne vise alors qu'une seule chose : la vengeance !
Quelle que soit la motivation socio-politico-religieuse ou l'idéologie dont elle découle ... cet individu qui aujoud'hui n'a peut-être que 10 ans grandit dans la haine et le mépris demain il passera à l'acte, il demandera des comptes à ceux qui l'ont empêcher de vivre comme tous les autres enfants de la terre, il demandera des comptes aux occupants, à ses gêoliers, aux collabos en se vengeant, en prenant "SA revanche", il voudra leur faire du mal car lui il a mal et ce mal le suivra jusqu'à la fin de sa vie, il exprimera sa colère en semant la mort autour de lui, il sait qu'il n'a plus rien à perdre ... on lui a tout volé ans qu'il ne comprenne ni pourquoi ni quoi ... il cherchera à comprendre en se vengeant, il a mal et c'est en rendant ce mal aux autres, à ceux qu'il tient pour coupables que l'enfant martyr d'aujoud'hui sèmera la mort demain ...
Aujourd'hui tout le monde semble avoir raison, l'agresseur tout comme l'agressé et ainsi toute personne essaie de construire une histoire d'après laquelle il aurait agi d'une manière juste ou bonne, donc l'acte qui est commis est bonne si nous jugeons qu'elle est bonne ainsi et pas autrement mais cela est refusé à l'autre car l'autre ce n'est pas moi ... il ne partage pas les mêmes valeurs (!) ... oui mais qu'elles valeurs ????
Si l'autre meurt c'est de sa faute il n'avait qu'à faire attention, mais si par malchance il m'arrive un malheur, ou que j'ai un accident c'est la catastrophe, oh mais qu'elle horreur!
On peut continuer à répeter comme des perroquets sans cervelle incessement les slogans post 11 septembre que nous ont appris les spin-doctors de Washington ou les propagandistes de la CIA, à remettre automatiquement tout sur le dos des islamistes radicaux ( il faudrait encore bien définir ce que c'est ) ou à étiquetter chaque attentat made in Al-quada ... mais dans ce cas nous ne parviendrons pas à comprendre le "pourquoi" du problème.
Le problème est bien plus profond, il est historique, il est socio-économique et bien évidemment politique ou plus exactement géopolitique, aucun problème n'est indisociable de son histoire, de sa géographie, hors ce qui est fait actuellement c'est la mise en avant de l'émotion et du choc des images, cela masque terriblement la réalité profonde ... la dure réalité.
L'émotion, il faut se méfier de l'émotion en politique.
Rien d'éttonant que les hommes politiques d'aujourd'hui se font plus remarquer par leur populisme exacerbé et leur insistance sécuritaire plutôt que par leur intelligence et leur savoir politique.